Quels enjeux autour du Salon de l’Agriculture 2024 ?

Face à la montée des tensions et la mobilisation des agriculteurs en ce début d’année, il nous semble important de revenir sur les enjeux autour de l’agriculture en France en 2024.

FÉVRIER 2024

10 MIN

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Top 6 des problèmes rencontrés par les agriculteurs en 2024

Le début de l’année 2024 a été marquée par des manifestations des agriculteurs en France mais également dans plusieurs pays européens comme l’Allemagne. Ce qui a mis le feu aux poudres : la fin de l’exonération pour les agriculteurs européens de taxes sur le gazole non routier.

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Si l’écologie semble être un enjeu majeur dans les revendications des syndicats agricoles, le malaise est toutefois plus profond. Revenons ensemble sur les différentes raisons qui ont poussé les agriculteurs à manifester :

#1 : une rémunération trop basse

Malgré la mise en place d’États Généraux de l’Agriculture et l'adoption de la loi Egalim en mars 2023 pour revaloriser les salaires des agriculteurs, les revenus agricoles ont baissé de 9% en 2023 selon l’INSEE. Toujours selon l’INSEE, 18% des ménages agricoles vivent actuellement sous le seuil de pauvreté.

Le contexte économique actuel d’inflation y est pour beaucoup. Mais c’est aussi la conséquence d’une baisse des prix des matières premières en 2023, après deux années de hausses dues à la guerre en Ukraine.

En début d’année 2024, alors que le gouvernement négocie avec les enseignes de la grande distribution autour des prix fixés dans les rayons, les agriculteurs ont l’impression de servir de variable d’ajustement pour tirer les prix à la baisse. Si l’on prend le prix du lait, il est payé en moyenne 1,07€ dans les rayons quand les agriculteurs sont rémunérés à hauteur de 0,40€ (soit une baisse de 0,06€ par rapport à l’année précédente).

#2 : la fin de l’exonération des taxes sur le gazole non routier (GNR)

Nous en avons parlé au début de cet article, mais la fin de cet avantage fiscal a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.

En effet, les agriculteurs font face à une augmentation de toutes leurs charges (chauffage, électricité) avec la montée des prix des hydrocarbures. En janvier 2024, ils demandent donc au gouvernement français d’annuler la hausse de cette taxe qui les impacterait trop fortement.

La loi annoncée par Gabriel Attal en janvier 2024 taxait le GNR à hauteur de 24,81 centimes le litre, mais les agriculteurs payaient en réalité 6,71 centimes par litre. Si cela semble peu, c’est toutefois 2,85 centimes de plus que l’année dernière.

Face à la fronde des agriculteurs, l’augmentation de la taxe sur le GNR a été annulée malgré de forts enjeux écologiques et un réchauffement climatique qui s’accélère.

#3 : la simplification de la PAC

La Politique Agricole Commune (PAC) est un programme européen permettant de subventionner les agriculteurs. Une enveloppe de 9 milliards d’euros à l’échelle européenne est allouée aux exploitations agricoles qui respectent le cahier des charges.

Toutefois, avec les enjeux de la transition écologique, l’Europe implémente le principe du “green deal”, avec notamment 4% des terres mises en jachères. Les terrains non utilisés pour les élevages d’animaux doivent être reboisés afin de favoriser la biodiversité.

Les agriculteurs évoquent les surcoûts associés à ces mesures qui les étouffent économiquement.

#4 : des métiers agricoles déconsidérés

Les clichés de la société actuelle opposent encore trop souvent les agriculteurs, considérés comme pollueurs et déconnectés de la société actuelle, aux “bobos urbains écolos”, soit une classe aisée citadine.

Les agriculteurs se disent lassés d’être accusés de maltraitance animale ou d’être contre l’écologie. Ils souhaitent mettre fin à l’opposition entre urbains et ruraux et disent faire au mieux vu le contexte économique actuel.

#5 : un accès à l’eau plus limité

L’eau est une ressource de plus en plus précieuse.

En ce début d’année, les agriculteurs revendiquent le droit de créer des réservoirs d’eau afin de pouvoir collecter l’eau pendant les périodes d’abondance et de l’utiliser pendant les périodes de sécheresse, qui se font de plus en plus nombreuses et longues chaque année.

Toutefois, les conditions pour créer des lieux de stockage sont toujours plus strictes, ce que dénoncent les syndicats agricoles.

Les mégabassines sont notamment régulièrement au devant des actualités. Selon Greenpeace, ces projets de mégabassines s’étendent en moyenne sur 8 hectares (soient l’équivalent de 18 terrains de football). Les problèmes autour des mégabassines sont nombreux d’après l’ONG :

  • même si les pompages dans les nappes phréatiques ont lieu l’hiver, ils accentuent la pression hydrique alors même que les nappes peinent à se renouveler
  • également, ces bassines stockent de l’eau qui aurait pu ruisseler dans les espaces alentour, privant la biodiversité de zones humides
  • en stockant l’eau, celle-ci est sujette à l’évaporation alors qu’elle aurait été protégée dans les nappes phréatiques. On estime qu’entre 20 et 60% de l’eau stockée est évaporée avant même de servir pour l’agriculture
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#6 : l’interdiction de produits phytosanitaires sans alternative

L'année dernière, la première ministre Elisabeth Borne avait établi une liste de 75 substances chimiques destinées à être retirées du marché dans les années à venir, sans toutefois proposer de substituts.

Les agriculteurs ne sont pas contre cette suppression mais demandent plus de temps pour trouver des alternatives aux différents pesticides.

Un bras de fer tendu entre les agriculteurs et Gabriel Attal d’ici l’ouverture du Salon de l’Agriculture

Nous le voyons, la liste des revendications et des problèmes rencontrés par les agriculteurs est longue et complexe. Face à ce contexte, des blocages ont eu lieu dans la France entière et les tracteurs sont arrivés jusqu’à Paris. Le gouvernement a annoncé une première salve de mesures fin janvier mais qui ne vont pas assez loin et qui ne sont pas assez concrètes d’après les syndicats agricoles. Ils menacent donc de bloquer le salon de l’Agriculture 2024 si rien ne change d’ici là.

Le 21 février 2024, Gabriel Attal a listé une série de mesure afin de remédier à la situation :

  • La facilitation des visas pour les travailleurs saisonniers car le secteur agricole est un secteur en tension
  • Un nouveau projet de loi pour renforcer le dispositif Egalim sera présenté d’ici l’été 2024
  • Une meilleure reconnaissance des agriculteurs en plaçant l’agriculture au rang des intérêts fondamentaux de la nation

L’impact concret de ces mesures est à suivre mais les syndicats ont annoncé annuler le blocage du salon de l’Agriculture.

Agriculture et écologie : est-ce compatible ?

Les enjeux autour de l’agriculture vont encore plus loin que les revendications remontées ces dernières semaines. Nous faisons face actuellement à un changement climatique sans précédent. D’après le dernier rapport du GIEC, il est presque impossible d’éviter un réchauffement de la Terre de +2°C.

Comment se nourrir en 2050 ?

L’agriculture fait partie des enjeux majeurs de la transition écologique. Nourrir les hommes en 2050 implique de trouver assez d’aliments pour tous, et de trouver des ressources hydriques pour prendre soin de nos ressources agricoles.

Passer à une agriculture plus végétale a un impact considérable pour réduire les émissions et les ressources liées à l’agriculture. Ainsi, passer à un régime végétarien fait baisser de 1,4 tonnes d'eq CO2 l’empreinte carbone d’un Français.

Quelles sont les pratiques agricoles respectueuses de l’environnement ?

La pratique agricole la plus répandue en dehors de l’agriculture conventionnelle est l’agriculture biologique. Ce mode de production interdit l’utilisation de produits chimiques, ce qui préserve les sols. L’impact sur la biodiversité est lui plus contrasté car l’agriculture biologique autorise l’usage de produits phytosanitaires d’origine biologique, qui affectent parfois la faune et la flore.

Face à ce constat, d’autres pratiques se sont développées autour du principe d’agriculture régénérative. Ce mode de culture repose sur différents piliers :

  • Favoriser la fertilisation naturelle des sols et régénérer les sols trop abîmés
  • Accroître la rétention de l’eau par les sols pour éviter leur tarissement
  • Protéger la biodiversité
  • Stocker le carbone dans les sols afin de compenser les émissions générées par l’agriculture conventionnelle

La permaculture permet là-aussi de régénérer les sols grâce à l’utilisation de plantes complémentaires qui s’apportent mutuellement pour mieux vivre ensemble.

helios s’engage pour une agriculture durable

helios est une entreprise à mission qui a inscrit dans ses statuts la protection de la planète. Afin d’agir concrètement pour la transition écologique, nous avons identifié les secteurs que nous finançons. L’agriculture durable fait partie des secteurs identifiés, que nous avons déjà financés grâce à notre enveloppe de 8 millions d’euros alloués à la transition écologique.

Ainsi, grâce à la communauté des clients helios, nous avons pu participer au financement d’Olatein, une protéine végétale cultivée afin d’être une alternative aux protéines animales. Nous avons également participé au financement du projet Kwita Wije, une centrale photovoltaïque installée sur des serres en Nouvelle-Calédonie. Ce projet permet à la fois de protéger les plantations de la chaleur mais aussi d’alimenter 1700 foyers chaque année en électricité verte.

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Enfin, helios s’engage aussi à travers le collectif Tous consom’acteurs ! qui fait découvrir aux clients helios des alternatives éco-responsables à chaque besoin du quotidien. Ainsi, un des partenaires, OMIE, fait partie des enseignes fortement engagées pour une agriculture régénérative et a même développé un Planet Score sur ses produits pour mieux guider ses consommateurs.

💡Pour aller + loin : Planification écologique : Quel est le plan de route du gouvernement ?

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